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Carte blanche à Alain Cofino Gomez 

La terreur
Chronique de la création

dates: 
Du 3 au 18 février à 21h

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Voir en ligne: www.laterreur.be

Shelbatra JashariShelbatra Jashari
[photo:Shelbatra Jashari]

Il écrit. Féroce et impitoyable, un homme écrit son journal. Le journal d’un homme retiré du monde. Le journal d’un être qui prépare une révolution sanguinaire. Parce que pour lui rien n’a plus de sens et que les Idées ont quitté la vie des Hommes. Il écrit. Parce qu’un grand dégoût de sa condition d’homme social, consommateur-consommable, le pousse à chercher un chemin capable de changer totalement la face du monde. Il écrit. Inquiet et obsédé par cette quête, cet homme seul, écrit dans sa chronologie, l’avènement de ce monde nouveau qui s’inscrit à même la peau de ses fantasmes… Dates après dates nous cheminerons côte à côte, nous visiterons ses errements et les fantômes trop charnels qui le hantent, dates après dates, nous serons témoins de la guerre brutale qu’il veut mener contre ses congénères, nous partagerons son récit de l’horrible et du clownesque qui jalonnent sa destinée.
«La Terreur», sous une forme inhabituelle – celle d’un journal intime- – est une question formelle posée à l’art dramatique, à sa temporalité, mais plus loin, ce texte est une tentative de toucher aux blessures d’une société judéo-chrétienne en panne d’idéologie et de sens.
Entre oralité et littérature, naît une micro-mythologie, celle d’un homme de l’ici et maintenant qui tente la profanation de son corps et de son âme, comme seul remède, une ultime transfiguration, au néant que lui inspire le spectacle de nos défaites.


Avec Patrick Lerch et Elodie Moreau
Mise en scène Valérie Cordy
Assistante à la mise en scène Laurence Drevard
Bricolage technologique Emmanuel Flety
Création et captation vidéo Shelbatra Jashari
Musiques et programmation Guy Van Belle
Création des éclairages Claude Duquenne
Régie Benoît Ausloos, Nathalie Borlée
Promotion et diffusion Hélène Heinrichs
Une production de la compagnie Le Cri en coproduction avec le Théâtre de la Balsamine et le Centre des Arts scéniques. Avec l’aide du Ministère de la Communauté française Wallonie-Bruxelles – Service du Théâtre, de la SACD et de Wallonie-Bruxelles Théâtre.

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