Gwendoline Robin
dates:
Les 16, 17, 18 juin à 23h
au Théâtre de la Balsamine (parc)
À
première vue, il est difficile de se faire une idée
globale de l'espace du jardin situé à l'arrière du
Théâtre de la Balsamine. Ce jardin ne permet pas
l'appréhension de sa globalité. Il faut le dessiner, le
parcourir plusieurs fois pour le comprendre : circulation en
serpentins, îlots de végétation en courbes,
bosquets qui cachent la suite du chemin, du trajet. La sinuosité
des chemins donne l'impression de tourner sans fin. Obsession de
trouver un sens, une circulation simple et une visibilité. Perte
de repères, on tourne sur soi-même : ne plus
s'arrêter, tourner sans fin sur le même chemin. Les
bosquets permettent l'invisibilité. Et si le corps devient un
repère invisible, La voix peut prendre le dessus.
Le sol est parcouru par des chemins tracés en petits
pavés, d'autres de sable. Les courbes des chemins sont calmes et
rassurantes, on s'y promène sans prendre garde, en toute
confiance et pourtant peu à peu elles semblent sans fin,
lancinantes, on s'empêtre.
L'espace du jardin devient obsession : marcher, courir, tourner, se
figer, tout pourrait finir. Mais au bout de quelques secondes tout
reprend.